vous êtes ici : Actualités > notes de lecture

Notes de lecture

30/10/2019L’URBANISME DES MILIEUX VIVANTS

Reprenant le vocabulaire des trois paysagistes, Ariella Masboungi (auteur du livre) a su faire ressortir les points clés de la démarche des lauréats – le collectif de l’agence TER - à travers une présentation de quelques projets/démarches emblématiques, détaillés en deux grands chapitres : « Le paysage fondateur de la ville-territoire » et « Dynamiser les milieux vivants ». On retrouve des projets connus de parcs et d’espaces publics en France, Allemagne, Chine, ou Etats-Unis… et de démarches inscrites dans le temps plus long et la complexité de la planification comme Seine aval ou le Parc de Garonne à Toulouse. La notion de milieu vivant se décline à toutes les échelles et les strates : le sol, comme socle du vivant, est au cœur du dispositif, auquel s’ajoute toute la richesse des relations humaines aux lieux et territoires. Les liens sociaux sont inséparables des interactions entre la géographie, la flore, la faune, l’identité des territoires… L’agence TER démontre par l’exemple comment recréer des liens harmonieux entre la ville et les milieux vivants, l’agriculture et la ville, la ville et la campagne, et enfin l’humain et la ville.

 A travers ce prix, la démarche des paysagistes se voit une nouvelle fois reconnue et validée notamment quand la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, parle dans sa préface de « Tisser un urbanisme avec les ressources vivantes de nos territoires ».

A noter, dans la seconde partie du livre, plusieurs bonnes pages consacrées aux nominés : des personnalités de très grande qualité, Patrick Bouchain, François Leclercq, et Jacqueline Osty. J. Osty, lauréate en 2018 du Grand prix national du paysage et du Grand prix des Victoires du paysage pour l’aménagement des quais de la Seine à Rouen.

Michel Audouy

> Ariella Masboungi (ss la dir.), éd. Parenthèses, collection Grand Prix de l’urbanisme, 169 pages illustrées, 16 euros.

retour