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30/03/2017Les confidences de paysages. Que le paysage questionne les raisons du sensible.

Grand amphithéâtre de l'ENSP

PROGRAMME

09H15 - 10H00 | PARTITION 1 [MATIN]

09H15 - 09H30 | [15 MIN] ACCUEIL | CAFÉ | ARGUMENTAIRE & PROGRAMME DU SYMPOSIUM.

Allocution d’ouverture du Symposium

09H30 - 09H45 | [15 MIN] Vincent PIVETEAU, Directeur de l’ENSP Versailles Marseille.

« Il ne suffit pas "d’emporter le site". Comment recevoir "les confidences" du paysage »

09H50 - 10H10 | [20 MIN] Jean-Luc BRISSON, Artiste, Enseignant et Responsable des enseignements artistiques à l’ENSP Marseille. Auteur des ouvrages : Le Paradis - Quelques observations sur

le Plan d’Aou [Actes Sud, 2010], Le Jardinier, l’Artiste et l’Ingénieur (Sous la direction de) [Les éditions de l’Imprimeur, 2000], L’Évaporation motrice [Actes Sud/ENSP, 1999], Modérateur du Symposium.

Il s’agit de décrire des attitudes, des positions assez naturelles dans la culture méditerranéenne. Comment laisser le récit, la parole silencieuse, les gestes nous venir pour laisser le paysage

s’exprimer à travers nous.

10H10 - 11H30 | PARTITION 2 [MATIN]

« Confiance et trahison. L’intime et le paysage »

10H10 - 10H30 | [20 MIN] Jean-Marc BESSE, Philosophe et historien, Directeur de recherche au CNRS. Il dirige l’équipe EHGO (Épistémologie et Histoire de la Géographie, Paris). Président de

la Commission Histoire du Comité Français de Cartographie, Enseignant à l’École Nationale Supérieure de Paysage Versailles Marseille, et dirige la Revue Les Carnets du paysage. Auteur de différents

ouvrages sur le paysage : Voir la terre. Six essais sur le paysage et la géographie [Actes Sud, 2000], Face au monde [Desclée de Brouwer, 2003], Le Goût du monde. Exercices de paysage [Actes Sud/

ENSP, 2009], Habiter. Un monde à mon image [Flammarion, 2013], Opérations cartographiques (Sous la direction de) [Actes Sud/ENSP, 2017].

Si les paysages, comme le dit Barbara Bender, sont des rencontres personnelles, alors il est possible de se poser la question de la confiance que nous leur accordons. Nous confions

beaucoup de choses aux paysages, quand nous pensons qu’ils nous accueillent avec générosité et bienveillance. Mais ce n’est pas toujours le cas. Pire encore : certains paysages

apparemment aimables se révèlent être de puissants mensonges et des rêves déçus, des tromperies, des illusions. Comment supporter la trahison des paysages ? Comment la surmonter

? Comment conserver un lien intime avec ces paysages rêvés auxquels on ne croit plus ?

« Comment penser le vécu »

10H35 - 10H55 | [20 MIN] Gilles CLÉMENT, Paysagiste DPLG, Écrivain, Enseignant à l’ENSP Versailles. Auteur de multiples ouvrages sur le paysage : Traité succint de l’art involontaire, [Sens &

Tonka,1999], Manifeste du Tiers paysage [Éditions Sujet/Objet, 2004], Nuages, [Bayard Éditions, 2005], L’alternative ambiante [Sens & Tonka éditeurs, 2014], Thomas et le voyageur (Roman) [Albin Michel, 2011].

Je définis le paysage comme étant « tout ce qui se trouve sous l’étendue du regard et pour les non-voyants : tout ce qui se trouve sous l’étendue des autres sens que celui de la vue

». Il s’agit donc avant tout d’une perception sensible, interprétée par chacun avec sa propre sensibilité. D’où la dimension parfaitement subjective du paysage. À l’opposé de cette

interprétation il existe une lecture objective de ce qui constitue notre milieu de vie. Cette lecture passe par un relevé scientifique des données du relief, de la géologie, de la biodiversité,

de la ville... Le paysage est un assemblage de ces données que chacun vit à sa façon.

10H55 - 11H15 | [20 MIN] DE QUESTIONS + ÉCHANGES ET DÉBAT | 11H20 - 11H30 | [10 MIN] DE PAUSE.

11H30 - 12H40 | PARTITION 3 [MATIN]

« Réminiscences de terrain »

11H30 - 11H50 | [20 MIN] Claude EVENO, Écrivain, Urbaniste et Cinéaste, Auteur de plusieurs ouvrages : L’humeur paysagère [Christian Bourgeois éditeur, 2015], Le jardin Planétaire (avec Gilles

Clément), [Éditions de l’Aube,1997], Histoires d’espaces [Sens & Tonka, 2011], Revoir Paris [Christian Bourgeois éditeur, 2017].

Le « sentiment » du paysage urbain ou naturel témoigne d’une réciprocité du lien entre les lieux traversés et l’esprit qui les contemplent. Il est impossible de discerner ce qui envahit

la conscience en longeant une rue de ce que l’on y projette. Il s’agit d’un cheminement de la tête et des jambes qui provoque des états successifs où s’entremêlent des impressions

physiques immédiates, des souvenirs personnels et des réminiscences de savoir issues d’une culture très diverse. On peut parler de « sentiment des rues » en appliquant à la ville ce que

définit le sentiment géographique chez Julien Gracq, quand il regarde un paysage avec sa sensibilité mélangée d’homme de l’Ouest et de géographe, ne pouvant dissocier la vue du

paysage et ce qu’il sait de sa matière, roches sous-jacentes et racines invisibles. L’urbanisme, ce méli-mélo d’histoire des hommes et des formes dans la ville, est, face aux paysages des

rues, l’équivalent de la géographie face aux paysages de la nature.

« Joue/ir du paysage ...du sciensible... »

11H55 - 12H15 | [20 MIN] Michel PÉNA, Paysagiste DPLG, Enseignant à l’ENSP Versailles, Agence Péna Paysages, Auteur de l’ouvrage : Jouer jouir du paysage [AAM, Ante Prima Éditions, 2016].

La crise majeure, la crise d’origine, c’est bien la Crise des rêves. Et la manifestation des beautés (et des sensualités) terrestres, doit être le vecteur d’une nouvelle attitude face au monde,

capable d’engendrer un comportement individuel plus responsable, non par la contrainte, mais par le désir et l’accès à d’autres jouissances. Il faudra peut-être réinventer des chemins,

des lieux, des visions sacrées de la terre... Le lien du paysage à la nature comme d’une relation que l’on pourrait taxer d’amoureuse, cette relation pourrait être source d’un renouveau

des milieux vivants au sein des projets de paysage.

12H20 - 12H40 | [20 MIN] DE QUESTIONS + ÉCHANGES ET DÉBAT | 12H40 - 14H00 | [80 MIN] DÉJEUNER LIBRE.

14H00 - 15H10 | PARTITION 4 [APRÈS-MIDI]

Le paysage comme lieu d’émergence d’un sens du sensible

14H00 - 14H20 | [20 MIN] Michel COLLOT, Membre de l’Institut Universitaire de France, Professeur de littérature française à l’Université Sorbonne Nouvelle Paris-III. Le paysage est au coeur de

ses recherches, de son travail d’écriture et de sa réflexion, dans ses essais littéraires - l’Horizon fabuleux et Paysage et poésie [José Corti, 1988 et 2005], La Poésie moderne et la structure d’horizon et

la Matière-émotion [PUF, 1989 et 1997], La pensée-paysage. Philosophie, Arts, Littérature [Actes Sud/ENSP, 2011].

S’appuyant sur la phénoménologie de Merleau-Ponty, Michel Collot montrera que le paysage est le lieu d’émergence et d’expression d’une pensée inséparable de l’expérience sensible.

Les principales caractéristiques de cette « pensée-paysage », qui est à l’oeuvre dans la création artistique et littéraire contemporaine, apportent un précieux éclairage à la question du

paysage urbain, aussi bien dans sa définition théorique que dans sa mise en pratique, pour donner à la ville une forme perceptible et un sens partageable par tous ses habitants.

« Le paysage territoire affectif »

14H25 - 14H45 | [20 MIN] Laure PLANCHAIS, Paysagiste DPLG, Enseignante à l’ENSP Versailles, Agence Laure Planchais. En 2012, Laure Planchais a obtenu le Grand Prix National du Paysage

décerné par le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie pour l’aménagement du parc du Grand Pré à Langueux (22).

Les disciplines d’expression sensorielles et corporelles fortes telles que le chant, le dessin, la danse, la poésie, mais aussi le sport… font souvent l’objet d’une certaine mise à distance

codifiée de la plupart des adultes alors que la majeure partie des enfants les utilisent spontanément. Il me semble que le paysage procède en partie de ce phénomène. La démonstration

d’affection au territoire qu’il représente semble trop souvent impudique au premier abord. C’est par la ruse d’une apparence très pragmatique que ma démarche de projet s’amorce pour

progressivement faire retrouver les sens des lieux, les réincarner. Comment cultiver la spontanéité, l’intuition, aiguiser et éduquer les perceptions, la curiosité ?

14H50 - 15H10 | [20 MIN] DE QUESTIONS + ÉCHANGES ET DÉBAT.

15H15 - 16H15 | PARTITION 5 [APRÈS-MIDI]

« Du regard au projet partagé : le temps du sensible »

15H15 - 15H35 | [20 MIN] Claire TRAPENARD, Paysagiste DPLG, Enseignante à l’ENSP Versailles, Agence d’Ici Là paysages et territoires. Lauréate au Grand Prix d’Aménagement 2015-2016,

Album des Jeunes Architectes et Paysagistes (AJAP) 2012-2014, Architecture et Maîtres d’Ouvrage (AMO) Habitat & Environnement GrDF 2014.

Nous plaçons notre part de sensible dans un processus long de projet. Le paysage est au coeur d’un partage entre soi et l‘autre par le biais du sensible. Du site à la fabrication, notre vision

devient partagée, nous activons ainsi les outils pour transmettre jusqu’à la réalisation, tout est là, enfin presque, le temps s’occupe du reste.

« Le monde est-il devenu plat ? »

15H40 - 16H00 | [20 MIN] Alfred PETER, Paysagiste DPLG, Urbaniste, Enseignant à l’ENSP Versailles, Atelier Alfred Peter. En 2014, Alfred Peter est nommé au Grand Prix de l’Urbanisme.

L’humanité est devenue si grande qu’elle rivalise avec quelques-unes des grandes forces de la Nature : le genre humain est devenu une « force géologique » globale. Cette force mondialisée

provoque une indifférenciation croissante des différentes parties du monde : world-culture uniformatrice, mise en tourisme généralisé, sont des véhicules puissants d’affadissement de

la diversité humaine. On assiste aujourd’hui à un aplatissement du monde. Mais ce monde inédit, ouvert et circulant, paradoxalement est aussi marqué par l’émergence de nouvelles

localités où les individus tentent d’imaginer des nouvelles formes de vie. Ces lieux se sont imposés pour la géographie comme la plus petite unité spatiale complexe d’une société : des

agencements en une étendue relativement restreinte des réalités sociales dans une relation de proximité topographique, de contact direct entre les éléments qui le composent. C’est

pourquoi ces lieux se manifestent toujours fortement par le caractère sensible de leurs limites…

16H05 - 16H25 | [20 MIN] DE QUESTIONS + ÉCHANGES ET DÉBAT | 16H30 - 16H40 | [10 MIN] DE PAUSE.

16H45 - 18H15 | PARTITION 6 [APRÈS-MIDI]

« Milieu », [un film de Damien FAURE, avec la voix d’Augustin BERQUE, 53’ VOST Fr, aaa production, 2015]

16H45 - 17H10 | [25 MIN] Damien FAURE, Cinéaste, Auteur d'un diptyque sur le Japon constitué d'Espaces intercalaires, un documentaire de création sur les petites architectures qui

s’immiscent dans les interstices de la ville de Tokyo, et de Milieu, qui traite de la représentation du sacré et de la nature sur l’île de Yakushima, avec la participation d’Augustin BERQUE.

Actuellement, il prépare son premier long-métrage de fiction dont le scénario a été sélectionné au Pavillon International des scénaristes du Festival de Cannes 2014.

Dans les montagnes de l’île de Yakushima au Japon, il ne faut pas faire de "mauvaises choses", sinon les dieux vous envoûtent. Alors, on fait en sorte de pouvoir cohabiter. Mais lorsqu’un

typhon approche et que les vents s’intensifient, les hommes descendent les divinités sur leur dos pour les mettre à l’abri. Nous découvrons ainsi, nichés au sein du sauvage, des lieux où

les êtres vivants et les divinités s’entre-appellent, dans un milieu englobant toutes ces interrelations.

17H15 - 18H15 | [60 MIN] POSITIONNEMENTS | PERSPECTIVES ET OUVERTURES AVEC LES INTERVENANTS DU SYMPOSIUM.

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